Février en Novembre… Pyjama chic !

Je vous montre mon pyjama ? ou je ne vous montre pas mon pyjama ? Je me montre en pyjama ou je montre juste mon nouveau pyjama ? Voilà la question qui m’a taraudée pendant des semaines au mois de novembre et j’avoue qu’écrire cet article me demande des efforts… C’est que bon, quand même, je tiens à ma réputation, je vois déjà les gens rire à gorges déployées ou faire des gorges chaudes de ce nouveau pyjama, les gens rire sous cape et se refiler sous le manteau mon article sur mon pyjama bien chaud…. Hum hum, ça fait désordre, hein ? Mais voyez-vous ce qui m’a motivée c’est que Bernard Clavier dans le film L’Andidote porte une version qui s’en rapproche de ce fameux pyjama à col châle rehaussé d’un joli passepoil et je me suis dit pourquoi pas ? Vu, en plus, les nombreuses heures que j’ai consacrées à le coudre ce pyjama Février de Charlotte Auzou dans une version « grand-père » en flanelle à carreaux gris perle et beige rosé… Et vu, que, en plus, je suis particulièrement fière de mes boutonnières, ça aurait été dommage de passer à côté d’une si belle occasion, n’est-ce pas ? (*Nota benne fin d’article)

Bon, le voilà donc mon pyjama pour lequel j’ai lu a posteriori beaucoup d’articles sur le web et où je me suis dit une fois passée la vague d’angoisse de ne pas avoir réussi totalement à coudre la parmenture correctement que, enfin, je n’avais pas été la seule à buter lamentablement sur ce point… Bon, je ne vous cache pas que j’ai écrit à la créatrice Charlotte pour avoir des réponses à mes questions via les messages privés d’Instagram… et que lorsqu’elle m’a répondu j’avais déjà trouvé une solution (d’ailleurs sa réponse ne m’éclairais pas plus que cela mais je la remercie tout de même de ne pas m’avoir ignorée et de m’avoir si gentiment répondu).

Le pantalon :

Très simple à monter, deux jambes avant deux arrière, une ceinture avec un lien et un élastique. J’ai décidé de ne pas mettre le lien et je dois dire que je le regrette amèrement. J’ai été obligé de reprendre par trois fois l’élastique car le pantalon ne tenait pas bien (c’est pas malin non plus de coudre un pantalon deux mois après avoir accouché…) il faudrait d’ailleurs que je le raccourcisse encore un peu.

Le tissu choisi, une flanelle toute douce de chez BGF que j’avais en stock depuis bien trop longtemps, s’est avéré, là-encore, un mauvais choix car il s’effilochait au fur et à mesure que je le coupais, j’ai passé sur le surfilage à la surjeteuse (très grosse erreur !) et mon pantalon a craqué en bas de jambe après une nuit de sommeil (euh là ! comme dirait les Normands). Je l’avais pourtant cousu avec le point de surfilage de ma machine à coudre avec un fil en coton trop épais (acheté juste après le confinement lorsque les bobines de fil blanc en polystère était en rupture partout).

Et deuxième point qui s’est avéré vraiment ballot, c’est qu’il est légèrement trop court parce que je n’ai pas ajouté la marge de couture pour l’ourlet du bas, me disant qu’encore une fois, la jambe de pantalon serait trop longue (je vous ai bien dit que j’avais lu les articles sur ces pyjamas après parce que si je les avais lu avant j’aurais su qu’il allait être trop court car toutes les couturières amateurs qui on fait ce pantalon ont eu la même déconvenue !). Pour palier à ce manque de centimètres, j’ai posé un biais invisible ce qui permet, certes, de ne pas en rajouter mais surtout de ne pas en supprimer d’autres (de centimètres). J’ai donc un pantalon qui arrive à un niveau raisonnable pour un pyjama…

Le point hyper positif c’est que le côté où le passepoil a été posé (cousu deux fois) tient très bien en plus de faire très élégant !

Vous constaterez que j’ai vraiment soigner mes raccords des carreaux…

La veste :

Alors, là, j’ai été en manque de tissu pour les manches et j’ai donc fait un bidouillage en faisant attention aux raccords pour qu’ils tombent juste.

Le col châle m’a demandé plusieurs jours de réflexion pour coudre la parmenture dos à la parmenture devant qui se trouvent être en deux morceaux qui ne correspondaient pas, celle du dos était bien trop courte par rapport à celle du devant. J’ai donc opté pour la rallonger et la recouper (et pas dans le sens du droit fil car je n’avais pas de chutes assez longues !). Lorsque j’ai fixé la parmenture sur le col, je me suis dit que ce n’était pas si mal même si ce n’était pas parfait.

J’ai opté pour le même passepoil crème que le pantalon (tant qu’à faire…) et je trouve cela très chic. La pose de ce passepoil rehausse vraiment ce col et lui donne une allure élégante.

Mes boutonnières cousues en un temps record avec un fil de coton médiocre de couleur saumon : je les adore. Non, mais vraiment, je ne vous ment pas si je vous dit que je les ai faites en retenant mon souffle sans toucher le tissu car la machine les couds seule.. J’aurais presque pu les coudre les yeux fermés ou aller boire un thé brûlant en attendant ! A ce sujet j’ai une critique à faire sur les explications du patron qui ne notent à aucun moment d’entoiler les parmentures alors que l’entoilage thermocollant est indiqué dans la liste des fournitures… C’est bête comme chou mais si on ne le fait pas on peut vite mettre tout un projet à la poubelle à cause d’un oubli d’entoilage !

Les boutons sont des reliques issues de mon stock et comme la si bien constatée Mistinguette (elle a vraiment le sens de l’observation aiguisée cette petite) « bah ils sont pas pareils les boutons ! » et bien non ils sont presque pareils mais pas vraiment parce que je n’en avais pas assez et que les magasins étaient fermés, et mon pyjama, je voulais le mettre !

Z’avez vu mes raccords de ouf ! J’ai mis une après-midi à les coudre (et découdre) mes boutons pour que ça tombe juste !
Tadam ! N’est-elle pas parfaite vue d’ici ?

* Note de l’auteur : ce premier paragraphe (et les suivants d’ailleurs) est un effet de style littéraire et ne dénote pas la réalité de mon état d’esprit psychologique… Je vous rassure, je ne suis pas une angoissée de la vie (nooon juste un peu !) et je ne suis pas non plus une grande parano échappée de l’asile (enfin j’espère mais ça se saurait quand même depuis le temps…) Je voulais pour clôturer l’année 2020 un article à l’esprit fou fou pour conjurer le sort et espérer que nous allons enfin nous sortir de cette crise sanitaire économique, et aussi qu’un jour peut-être je pourrais coudre sans me planter quelque part, parce que j’avoue que j’en ai ma claque et de tous ces patrons qui débloquent, et si je m’avais pas acheté une nouvelle machine à coudre récemment, je pense, très sincèrement, que je l’aurais remisé au placard pour de nombreux mois voir années…

Cependant restons optimistes, les prochains articles (à venir après les fêtes de fin d’année) vous montreront des pièces cousues finger in the naze (hum hum) alors restez en ligne ! Bon vous l’aurez compris même lorsque j’essaie d’être sérieuse je n’y arrive pas car ici c’est mon espace de loufoquerie, dans la vraie vie je ne suis pas si fofolle, je vous rassure…

Allez encore quelques photos juste pour le plaisir :

Col châle : les parmentures du col descendent jusqu’en bas de la veste…
Glaçage des parmentures de la veste
La parmenture du col est fixée par quelques points à la main

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